Le cinéma, porte-flamme des droits humains

Du 1er au 31 mars, l’organisation Amnesty international propose la cinquième édition de son festival interrégional « Au cinéma pour les droits humains ». Au cœur de ce projet : l’éducation aux droits et libertés fondamentales.

Le drame des violences sexistes en Equateur, la liberté des jeunes au Proche-Orient ou encore la difficulté de devenir soi pour les transgenres … autant de sujets qu’Amnesty International a choisi de mettre sous le feu des projecteurs à l’occasion de son festival « Au cinéma pour les droits humains », parrainé cette année par le réalisateur Robert Guédiguian. Un festival riche de trente-six films, tous choisis pour leur qualité cinématographique ainsi que pour leur lien avec l’une des thématiques d’Amnesty, à savoir les droits des femmes, des personnes LGBT, ceux des migrants et bien d’autres encore …

À Marseille, deux films feront l’objet de projections au cinéma. Le premier, « Coby », traite de la question du changement de sexe, des conséquences pour la famille et de la difficulté à ne pas changer lorsque l’on en sent, pourtant, le besoin. Le second, « Je danserai si je veux », nous emmène à Tel Aviv où trois jeunes palestiniennes tentent de se frayer un chemin vers la liberté. Des projections suivies de débats, car l’un comme l’autre, ces films cherchent à interroger leurs spectateurs.

Un festival à la rencontre de tous les publics

Mais le pari d’Amnesty, c’est d’aller vers tous les publics en proposant également des projections auprès d’associations locales. Un moyen d’éduquer aux droits humains un maximum de personnes. « Il est important d’intervenir sur les droits de l’homme, explique Dominique Gioanni de Rigal, organisatrice de l’événement, il s’agit de réfléchir à la manière dont nous pouvons vivre ensemble. C’est fondamental dans une société en phase de migration majeure».

Un combat plus que nécessaire, en témoignent les réactions auxquelles sont confrontés les bénévoles de l’association en milieu scolaire : « Je suis toujours étonnée de voir des jeunes qui reproduisent des discours favorables à la peine de mort, à la torture, se désole Dominique Gioanni de Rigal, quand la moitié d’une classe tient ce type de propos, ça donne un grand coup de poing dans l’estomac ». Les causes de cette tendance qu’elle juge assez récente : « le terrorisme, la réaction des parents, certaines personnalités politiques qui remettent sur le tapis la peine de mort ou encore une forte médiatisation des faits divers ».

Pourtant, le cinéma peut changer la donne. « Les jeunes sont sensibles aux images, complète Frédérique Bell, chargée de communication d’Amnesty, grâce aux films, à la fiction, ils se retrouvent confrontés à leur propre discours ». Un moyen de leur apprendre à penser par eux-mêmes et de répandre ce message dans leur entourage. « Ils deviennent de petits porteurs de flammes », sourit l’organisatrice du festival, flamme des droits de l’homme, flamme de la solidarité et de celle, essentielle, de l’empathie.

Maëva Gardet-Pizzo

 

Programmation et informations pratiques à retrouver sur le site : https://au-cinema-pour-les-droits-humains.fr/

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