Destination méditerranée avec « Marius le sardineur »

Derrière son triporteur garni de conserves de la mer et de décorations faites à base de boites de sardines, il se fait appeler « Marius, le sardineur ». Mais derrière Marius, il y a Joseph. Joseph Diacoyannis pour être exact. Un nom qu’il tient de son grand père, venu de Grèce.

Après trente ans de carrière dans le cirque, cet homme aux cheveux grisonnants et quelque peu en bataille, a quitté les chapiteaux pour les flots, en devenant marin. Si la reconversion peut surprendre, elle devient presque évidente sitôt qu’il l’explique : « C’est le même monde. On tire des cordes, on voyage, on est sur un îlot, on transporte sa maison ». Puis de la mer à la vente de ses produits en conserves, il n’y a qu’un pas que Joseph a franchi en octobre 2016. « C’était logique ! Pour un marin, le pique-nique c’est du pain, une boîte, du citron et des olives ». Simple et bon, son leitmotiv.

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Des conserves comme autant d’escales

Voyageur dans l’âme, le « sardineur » a choisi de proposer des produits qui constitueraient un véritable carnet de voyage. Une grande boîte ronde et métallique rouge à la main, il explique : « Ce sont des conserves artisanales de Lesbos, en Grèce, de vieilles recettes. Puis, attrapant un à un les différents produits estampillés de marques de toutes les contrées, il présente ses conserves venues du Portugal, des poissons des Açores, de Croatie. Il saisit un bocal de sardines pêchées au pays Basque, « côté Bilbao », précise-t-il. « Et là, ce sont vingt mini-sardines ». Il vend aussi des câpres et des olives, des soupes de poissons de roche, et bien sûr la rouille qui saura leur donner tout leur caractère. Des produits dont il est fier, d’autant qu’ils sont issus de la pêche durable et que la grande majorité n’était jusqu’alors pas vendue en France. « Je fouine beaucoup beaucoup, explique-t-il, mais maintenant, ce sont plus les gens qui cherchent pour moi. »

La sardine à l’honneur

Aussi variée soit son offre, c’est la sardine qu’il a choisi de mettre sous le feu des projecteurs en choisissant la qualification de « sardineur ». Une pure invention, un terme inconnu du dictionnaire ; qu’à cela ne tienne : « C’est dans le dico marseillais, ça suffit », plaisante-t-il. Et d’expliquer son choix : « les sardiniers livrent le sardineur, c’est comme le parfumeur ». S’il a choisi ce terme, c’est aussi pour le mythe qui plane au-dessus de ce petit poisson. On connaît la légende de la sardine qui a bouché le port, il existe aussi des jeux, comme celui que montre l’ancien marin, intitulé: « Sardines de tous les pays, unissez-vous ». Pourquoi une telle aura ? « Parce que c’est un poisson au bas de la chaîne, justifie le sardineur, c’est populaire. » Et avec passion, il raconte comment la consommation de ce petit poisson s’est développée dans l’armée, pendant la première guerre mondiale, ou auprès des « clochards» : « qu’est-ce qu’on leur donnait ? Des boîtes de sardine. Ce n’est pas cher et ça se conserve ». Et aujourd’hui encore, à l’honneur dans des lieux chics de la ville, la sardine a le vent en poupe. « C’est la mode », constate-t-il effet. Une tendance de bon augure pour Marius et ses conserves.

Maëva Gardet-Pizzo

 

Infos pratiques : www.marius-sardineur.fr.

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